Rouflaquett(e)

mercredi 15 septembre 2010

"Comment faire un : "Pourquoi faire ?" "

Bonjour, amis, lecteurs, gens de passage sur ce beau blog qu'est la rouflaquette.
Une petite note pour vous donner quelques nouvelles avant la reprise de l’année et je l’espère, avant de poster un peu plus d’images/BD/gravures/femmes-nues/gâteaux.

Hier en achetant les moult journaux (j'adore le mot "moult", ça aurait pu être le nom d'un pokémon) qui me nourrissent intellectuellement, je suis tombé sur un fort beau numéro du Tigre, dont le titre est « Pourquoi faire un journal ».
La question est en effet fort intéressante et à titre personnel, elle m’en rappelais une autre :
« Mais au fait, tes études, à quoi ça sert ? » (variantes : « Ça débouche sur quoi les beaux-arts ? » ; « Sinon ce sera quoi ton métier plus tard ? » ; etc.)
Autrement dit : Pourquoi donc créer des trucs, pour qui, et pour quel avenir professionnel ? (on peut tenter une réponse provisoire : caissier chez quick. Mais je sens bien que ça vous laisserait sur votre faim...)

Petit flashback de rappel : L’an dernier, j’était entré plein d’espoirs à l’ENJMIN, l’école française du jeux vidéo.
Bosser dans ce domaine, c’était un peu réaliser un rêve de gosse, mais aussi toucher à des perspectives d’avenir qui de loin, me paraissait plus sûres et enviables que le flou total d’un après beaux-arts.
A priori donc, j’y étais entré pour y rester...
Sauf que voila, malgré un avenir professionnel quasi-assuré (cette dernière école est un parfait tremplin), ce fut l’année la plus chiante de ma scolarité en 6 ans... y’a eu des bons cotés, mais franchement, ils ne pèsent pas lourd face aux mauvais.
Quand aux perspectives...
Le monde du jeux vidéo me semble plus adapté aujourd’hui à un requin de la finance ou à un « jeune cadre dynamique dopé aux anglicismes et muni d'un sourire colgate » qu’à n’importe quel créatif doué de raison.



Fort de cette nouvelle experience, me voila donc de retour aux beaux-arts, pour une 5eme et normalement dernière année d’étude. « Seuls les imbéciles ne changent pas d’avis deux ou trois fois de suite, et des fois même quatre », comme disait l’autre.
A mon sens, je suis revenu pour la même raison que « Pourquoi faire un journal ? » que je peut tenter de résumer ainsi :
« Je boufferais peut être des patates toute ma vie pendant que d’autres se gaveront de petits-fours et de 13emes mois après leur conseil d’entreprise, mon statut social sera sans doute un gruyère, mais j’aurais au moins essayé de construire et de dire quelque chose par moi-même » (après, ça peut rater. Mais la question n’est pas là.)



Et donc, me voila repartit dans les projets, qui ne peuvent mener de manière certaine qu’à une chose : d’autres projets. (et peut être, un jour, un intérêt suscité chez quelqu’un (dreams are my reality.))

En ce moment, des plans. Beaucoup de plans. Je quantifie, je trace, je range, je cherche des systèmes de motifs sans répétitions, lis des bouquins sur la logique, et ne trouve nul part ces putains de vis microscopiques pour fixer des mécaniques à un manche de banjoline ayant facilement 60 piges dans le caisson...
En octobre c’est ma dernière rentrée : ça va chier dans les ventilos.


Je vous tiendrais au courant de tout ça.

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7 commentaires:

Blogger la loose... a dit...

C'est beau...

16 septembre 2010 à 11:06  
Blogger Chaf a dit...

Yeah man,
(re)bienvenue chez les crève-la-faim boursoufflés d'amour-propre !
En tout cas, c'est bien beau tout ce que tu nous montres là, et je remarque particulièrement la BD qui, j'en jurerais, doit être pour le labyrinthe (mais je peux me tromper...)et ça me fait dire que c'est super, ça déchire même et il faudra qu'on en parle et que je te montre aussi ce que j'ai fait (et bientôt fini !!!oui, oui)... donc see you man

17 septembre 2010 à 00:31  
Anonymous M/AS a dit...

J'admire ton courage!

19 septembre 2010 à 14:44  
Blogger Mr.V. a dit...

Bien joué.
Quel courage de choisir les trous de gruyère. En même temps, ce que propose les industries culturels n'est pas édifiant. Moi-même, cette année j'ai essayé de me spécialisé dans le web en suivant une formation pro.
J'ai été désespéré par l'ennui et le manque d'imagination de la part des étudiants et des enseignants.
- Les étudiants sont principalement là pour apprendre des outils rapidement pour être embauché d'abord comme stagiaire puis comme éxé. Alors, ils s'élèvent gentiment en soldat pour venir grossir les boîtes de com qui ont toute les même clients. Il s'offre à ces jeunes soit des petites agences de graphisme qui vivent par les gros; soit des grosse agence dite intégrée. Désespérant dans les deux cas.
- Les enseignants sont présents pour faire leur salaire fixe. Ils sont donc frustrés parce qu'ils se sentent obligés d'enseigner alors qu'ils ne souhaiteraient vivre que de "projet perso". On se demande ce qu'ils transmettent. En tous cas pas d'outil de réflexion ni d'esprit critique. Certains sont désepérés par le manque d'engagement des étudiants du à l'avenir peu réjouissant des boites qui embauchent et au manque d'intérêt pour leur profession, d'autres parce que leur retour à l'école ne se passe pas comme ils l'imaginèrent. C'est fatiguant de voir dans leurs yeux toutes l'envie qu'ils projettent en nous.
Plus ça va, plus je travail avec l'ambition d'être un bon artisan dessinateur-graphiste libre.
persib est mot de ce commentaire

19 septembre 2010 à 16:31  
Blogger Riggs et Murtaugh a dit...

Comme d'habitude, tu nous fascines brave Monkey. Et j'adooore ta petite bd, et je ne parle pas que du traitement graphique.

Comme diraient les Marines: HOU-HA!

21 septembre 2010 à 12:30  
Blogger Mr.V. a dit...

David Pearson créé de super motif, surtout pour les éditions zulma.

http://www.davidpearsondesign.com/index.html

riaters est mot de ce commentaire

21 septembre 2010 à 14:07  
Anonymous lakuivre a dit...

tu sais mon frère, si je suis bien convaincu d'une chose aujourd'hui, c'est qu'il n'y a pas de bon chemin à suivre, qu'il n'y a pas de raison ou de tort! Il y a quelques années de cela, beaucoup de personnes étaient scandalisées par le fait que je ne fasse pas de longues études et que je ne calque pas au modele de réussite bien ancré dans nos esprits, à force de rabachage scolaire! En fait c'est notre père qui a toujours eu raison: quoi que tu fasses, ce sera toujours par la force de ton travail que tu brillera... Alors je ne me fais pas de souci pour toi.

17 octobre 2010 à 19:11  

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