Compte rendu du salon de l'érotisme.
Quelle joie, quelle bonheur d'être sur terre, en vie, et pouvoir profiter des nombreux plaisirs du corps. Ah quelle belle existence que voilà!
Et quelle meilleure façon de célébrer la vie qu'en allant se pavaner à la Rochelle pour le salon de l'érotisme, du charme et du bien être. Je vous le dit d'emblée mes chers rouflaqueux: Murtaugh et moi en sommes revenu changés.
Mais bon, c'était pas gagné. Déjà on a du se faire tout petit pour pas se faire tricar par les videurs qui, me semblaient-il, nous regardaient d'un mauvais œil (j'avais pourtant mis mon plus beau survet tacchini et Murtaugh avait fait péter les santiags la veste en tweed). Que voulez vous, de nos jours si on est trop élégant on devient snob.
Une fois à l'intérieur tout nous laissait croire qu'on était dans une sorte de salon de l'agriculture du futur avec des éclairages rose fluo et des hôtesses d'accueil en combinaison argentée (qu'on a essayé de pécho d'ailleurs, et Murtaugh aurait sûrement pu conclure si il n'avait pas laissé s'exprimer son sens du lyrisme). Au final on a bien du zoner pendant une demi heure avant de croiser une artiste qui répondait au doux nom d'Eliska...
...car oui, ces femmes (et ces hommes) qui mettent leur merveilleuse anatomie à nu sont bel et bien des artistes qui, portés par la passion et l'affection qu'ils ont envers leur public, enchainent les danses et les chorégraphies qui feraient très certainement rougir Bacchus.

Oh j'entends déjà les rires glaireux des pisse-froids qui ne voient pas plus loin que leurs roudoudous, et qui s'indignent devant ce genre d'évènement culturel.
A ceux de cet acabit, je ne dirais qu'une chose: FUCK OFF! C'est pas parce que vous aimez pas bouffer du frisottis qu'on doit rester à la maison et s'astiquer devant la catalogue de la Redoute!
Bref, deux jour de folie! On a même croisé des organisteurs qui nous ont promis un stand Rouflaquett l'année prochaine...à condition que Zo' et Tartine fassent leur numéro de la balle de pingpong magique.