Rouflaquett(e)

vendredi 23 octobre 2009

Bac à sable

Dessiner c'est un peu comme chercher de l'or: vous allez très probablement creuser et n'avoir que du sables pendant des semaines pour finalement un beau jour avoir quelques paillettes dorées sur le bout des doigts. C'est comme ça, je ne sais pas si c'est scientifiquement prouvé, mais en tout cas tout les plus grands vous le diront (rendez-vous compte, Lorenzo Mattotti fait 1,87m...)

Le dessin ci-dessous (celui de droite plus précisément) est incontestablement pour nous un gros tas de sable.


On n'aime ni la composition, ni la couleur, ni même comment sont dessinés les trois personnages. "Mais alors, nous direz-vous, pourquoi diantre nous polluent-ils le cortex avec un dessin qui les intéresse encore moins que nous?"

C'est une très bonne question. Et bien c'est parce Riggs et moi-même pensons qu'il faut savoir assumer sa médiocrité, voir même l'exposer aux yeux de tous, non pas par simple provocation masochiste mais plutôt comme la promesse que, à l'avenir, tout ça sera nettement mieux foutu!

Vous m'entendez les rouflaqueux??? Kreun, Tartine, Monkey!!! C'est pas parce que votre boulot n'atteint pas des sommets de virtuosité que ça ne vaut pas le coup de le partager avec nous autres, pauvres mortels!

4 commentaires:

Blogger Chaf a dit...

Ils ont raison. D'autant que pour voir quotidiennement vos boulots en atelier, c'est tout à fait montrable.
A vous les studios !

23 octobre 2009 à 18:42  
Blogger Zo a dit...

Ouais, surtout Kreun; c'est vrai qu'il a pas trop de talent, pour la virtuosité on repassera, mais faut pas avoir honte...

23 octobre 2009 à 19:35  
Blogger François a dit...

2009. Today. Now.

Sur adoptunmec.com, Sophie fait son marché. La zo-uave odeur du marché est humé par la Zo métissée.
- C'est pas un site de rencontre. Hein et puis d'abord je sais ce que vous mauvaises langues vous pouvez penser, qu'à jamais deux fois on m'y reprendrait, mais là par l'odeur alléchée c'est bien vers la bite que je veux aller. Pas d'un calendos bien fait.

Puis suite d'énumérations d'arguments. Ego malmené, surement. Elle trace un trait horizontal pour les sourcils. Et sur la tempe, oublie la goutte. Pas de chinoiseries ici.

- Ici, c'est moi qui choisis, j'en ai assez de me faire malmener par le pouvoir phallocrate des hommes de notre civilisation patriarcale et puis d'abord mon corps il m'appartient !
Irruption de Rigzémurto, visiblement secoué.

- Oh Sophie, moi je te baise quand tu veux ma salope !
- Tu comprends pas, c'est plus profond.
- Si tu veux que j'te la ...
- Parfois. Souvent. Je me sens seule tu sais. Comme un grand vide étreint mon âme. Life is meaningless. To je kurva bordel !!!
- Tu frappes à ma porte quand t'as fini ton boulot hein on fait comme ça ? Faut que je fasse des recherches sur l'ordi après sur les couleurs (...) dégradé (...) histoire inexistante (...) photos de gamins déguisés (...). Euh, j'ai un ... Gros rhume, t'aurais pas des kleenex (...) allez a plus ma puce !
Le crayon appuie le trait.
- Quoi ?
- J'te laisse un souvenir, silencieux mais odorant. Admire le risque !

Partant comme un prince, la merde au cul. Il s'en fut. Mais, notre histoire ne se finit pas là. Bien sûr, chacun des événements en entrainant d'autres, et d'autres, les récriminations devenant des revendications, le gateau finit par se partager lui-même.

- Hey attend tu ...
- Oui ? Kesta ?
- Ben ...
- Accouche.
- Ca te dirait qu'on sorte ensemble ?
- Qu'est-ce que ça a à voir avec la choucroute ? Tu veux que je te poutre le cul ?
- Ecoute, toi et moi, tu sais on est proches. On est des gros frustrés, on a aucun avenir. On est coincés au même endroit et c'est paumé. Je veux pas de gosses, je veux juste pas être seule parce que j'ai peur de me voir telle que je suis à chaque fois que je suis en face de moi-même. J'ai besoin de quelqu'un à utiliser pour vivre à ses dépends.
- De qui ?
- Putain tu piges pas ? On est RIEN ! On va CREVER ! Je suis une merde et j'ai que de la merde dans les yeux et la bouche ! Si la vie me donne de la merde moi je veux avoir un chateau de merde ! Ce que je te propose aujourd'hui c'est qu'on le batisse ensemble ! T'es insensible à ça ?
- Ouais, euh, quoi ... Moi je fais des bagues scato mais j'aime pas vraiment ça tu sais tant qu'on y est aux confidences, et puis t'es pas vraiment attirante quoi. T'es pas comme les nanas que je m'imagine baiser. T'es plutôt comme un bon pote quoi. Je te tape des clopes, quand on est bourrés on baise, mais sans plus quoi.

Il leva doucement vers elle ses yeux humides et crottés et, d'une voix mi-cassée mi-pubère lacha un rot
.
D'un élan de paresse, elle l'embrassa fougueusement, possédée un instant par une semi-divinité de la galaxie d'Orion. Et lui se laissa faire tout le reste de sa vie comme une grosse fiotte.

Ils vécurent une vie médiocre faite de trahisons et d'échecs et moururent dans l'indifférence générale en n'ayant laissé après eux aucun acte significatif.

Fine.

24 octobre 2009 à 06:00  
Blogger Chaf a dit...

Ce mec est sensass, il devrait écrire des livres, des chroniques de son époque, dans un style sans complaisance provoquant l'indigestion, ce serait le succès assuré.
Il passerait sur les plateaux de télévision lors d'émissions culturelles où il serait apprécié pour son esprit si dégueulassement cynique et son égo dopé à l'auto-satisfaction.
Ce mec est tellement sensass et tellement appliqué (il bosse toute la nuit pour ses commantaires! le dernier est posté à 6:00) qu'il rayonne de son esprit critique et génial, au-dessus de nous pauvres mortels qui n'avons plus qu'à espérer être un peu éclaboussés par tant de talent.
Amen chers amis, soyons rassuré de voir que ce monde abrite encore des esprits fertiles.

29 octobre 2009 à 19:30  

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